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Une zone de culture d’orangers réputée de la région de Nghe

By VNA 12/27/2017 11:21 |

Le verger d’orangers de M.Tang Ngoc Son, au village de Pha. Photo: Viet Cuong

Les oranges de la région de Nghe (ancien nom indiquant les provinces de Nghe An et Ha Tinh - Centre), ou « oranges de Vinh », sont une célèbre spécialité du pays, exportée dans les années 1980 vers la Russie et les pays d’Europe de l’Est. 

La zone de culture d’orangers du district de Con Cuong, province de Nghe Tinh,  bénéficie depuis 2016 des aides de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) dans la culture et la préparation de produits dérivés.

Réputé pour ses oranges succulents, parfumées et doucement sucrées, le district de Con Cuong a relancé la culture des orangers et applique de nouvelles technologies dans la culture pour faire de cette filière un secteur économique clé de la localité.

Cependant, la culture d’orangers présente des avantages et des défis. Le cultivateur doit d’abord affronter des difficultés en termes de techniques et de manque de fonds, car ce n’est qu’au bout de 5 ou 6 ans que  l’oranger commence à donner des fruits. « Les recettes de la première récolte  ne sont suffisantes que pour couvrir les dépenses et c’est la seconde qui rapporte des bénéfices. A la récolte de l’année dernière, nous avons cueilli environ 30 tonnes, qui nous ont rapporté environ 500 millions de dongs de gains », a confié M.Son, un arboriculteur.
   

La province de Nghe An, et le district de Con Cuong en particulier, ont beaucoup investi dans l’implantation de lignes électriques, ont accordé des finances aux arboriculteurs pour forer des puits, et ouvert des formations aux techniques de culture. Cela a permis aux cultivateurs d’appliquer les normes VietGAP, le système d’arrosage en « goutte-à-goutte » et l’usage des micro-organismes comme engrais.

Ces 5 dernières années, le district de Con Cuong a cultivé deux variétés d’oranger, dont la récolte va de septembre à février, ce pour répondre à la hausse considérable de la demande à l’occasion du Têt traditionnel. Les oranges de ces variétés  se vendent de 30.000 à 60.000 dongs le kilo et rapportent 500 à 700 millions de dongs de bénéfices par ha et par an à l’arboriculteur.

La JICA a accordé des financements à cinq foyers de cultivateurs d’orangers du village de Pha, commune de Yen Khe, district de Con Cuong, province de Nghe An, dans l’installation de panneaux et l’achat d’équipements de préparation de liqueur, d’essence d’orange, d’emballage des produits

La culture des orangers s’avère de plus en plus une filière fructueuse, ce qui incite les agriculteurs à élargir leurs surfaces et à diversifier les produits dérivés de l’orange. Les arboriculteurs profitent notamment d’un projet d’assistance de la JICA, grâce auquel ils ont pu acquérir des équipements pour préparer de l’essence d’orange destinée, surtout, aux touristes de passage.

« Soutenue par la JICA, ma famille a pu utiliser les écorces d’orange pour préparer de l’essence, et ainsi majorer ses revenus », a confié M. Thai Ba Truong, l’un des cultivateurs bénéficiant du projet d’assistance de la JICA. 

Le district de Con Cuong propose un large éventail de produits dérivés de l’orange: confiture d’écorces,  liqueur d’orange, sirop… Ces produits ont été labellisés par le Département général de mesure et de qualité du Vietnam et sont en vente dans les supermarchés ou foires au prix de 350.000 dongs le kilo pour la confiture d’écorce, de 90.000 dongs pour une bouteille de liqueur d’orange, de 4 millions de dongs pour un litre d’essence d’orange. ….

La culture d’orangers et la fabrication des produits dérivés ont ouvert aux habitants de Con Cuong un nouvelle voie pour faire fortune, et créé de nouveaux produits touristiques locaux./.
Texte : Ngân Ha – Photos : Viet Cuong 

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